L’IA médicale, sujet ou objet de droit ? Repenser la responsabilité civile face aux systèmes autonomes

L’IA médicale, sujet ou objet de droit ? Repenser la responsabilité civile face aux systèmes autonomes
Medical AI: Subject or Object of Law? Rethinking Civil Liability in the Face of Autonomous Systems
DOI https://doi.org/10.63585/QDSR8604
معلومات البحث
| Journal | International Journal of Legal, Economic, and Social Sciences (IJLESS) المجلة الدولية للعلوم القانونية والاقتصادية والاجتماعية |
|---|---|
| Volume / Issue / N° | 2 / 11 / 13 |
| Publication | November 2026 |
| Pages | 443–454 |
| DOI | https://doi.org/10.63585/QDSR8604 |
| Issue DOI | https://doi.org/10.63585/KYRB4424 |
| ISSN | 3119-6411 |
| Language | fr |
| License | CC BY 4.0 |
Résumé
L’intelligence artificielle (IA) investit progressivement la pratique médicale : aide au diagnostic, lecture d’imagerie, prédiction des risques, recommandations thérapeutiques. L’autonomie croissante de ces systèmes, leur capacité d’apprentissage et l’opacité de leur fonctionnement bouleversent les mécanismes classiques de la responsabilité civile : lorsqu’un patient subit un dommage à la suite d’une recommandation algorithmique erronée, qui doit en répondre ? Pour combler ce que certains ont qualifié de « vide de responsabilité », le Parlement européen a envisagé en 2017 la création d’une « personnalité électronique » au profit des robots les plus autonomes. Cet article examine cette proposition et les raisons de son rejet quasi unanime par la doctrine, par les institutions européennes et, par analogie, par les juridictions qui ont refusé de reconnaître à l’IA la qualité d’inventeur ou d’auteur. Il montre ensuite que l’IA médicale demeure un objet de droit et que la réparation du dommage qu’elle cause peut être assurée par l’adaptation des régimes existants — responsabilité pour faute du professionnel de santé, responsabilité du fait des choses, responsabilité du fait des produits défectueux —, en s’appuyant sur le droit marocain et en tirant les enseignements de la directive (UE) 2024/2853. Il formule enfin des propositions pour le droit marocain, fondées sur une logique de responsabilité pour risque, d’assurance et de traçabilité.
Mots-clés: intelligence artificielle ; santé ; responsabilité civile ; personnalité électronique ; personnalité juridique ; garde de la chose ; produits défectueux ; Dahir des obligations et contrats ; droit marocain.
Abstract
Artificial intelligence (AI) is gradually permeating medical practice: diagnostic support, image reading, risk prediction and treatment recommendations. The growing autonomy of these systems, their learning capacity and the opacity of their functioning disrupt the traditional mechanisms of civil liability: when a patient suffers harm following an erroneous algorithmic recommendation, who should be held liable? To fill what some have called a “liability gap”, the European Parliament considered in 2017 the creation of an “electronic personality” for the most autonomous robots. This article examines that proposal and the reasons for its near-unanimous rejection by legal scholars, by the European institutions and, by analogy, by the courts that have refused to recognise AI as an inventor or author. It then shows that medical AI remains an object of law and that compensation for the harm it causes can be ensured by adapting existing regimes — fault-based liability of healthcare professionals, liability for things in one’s custody and product liability — drawing on Moroccan law and on the lessons of Directive (EU) 2024/2853. Finally, it puts forward proposals for Moroccan law, based on risk-based liability, insurance and traceability.
Keywords: artificial intelligence; health; civil liability; electronic personality; legal personhood; custody of things; product liability; Moroccan Code of Obligations and Contracts; Moroccan law.
طريقة الاستشهاد | Citation
APA
Zainab ELAJE (2026). L’IA médicale, sujet ou objet de droit ? Repenser la responsabilité civile face aux systèmes autonomes. المجلة الدولية للعلوم القانونية والاقتصادية والاجتماعية (IJLESS)، 2(11)، 443–454. https://doi.org/10.63585/QDSR8604
English
Zainab ELAJE (2026). Medical AI: Subject or Object of Law? Rethinking Civil Liability in the Face of Autonomous Systems. International Journal of Legal, Economic, and Social Sciences, 2(11), 443–454. https://doi.org/10.63585/QDSR8604
Chicago
Zainab ELAJE. “L’IA médicale, sujet ou objet de droit ? Repenser la responsabilité civile face aux systèmes autonomes.” International Journal of Legal, Economic, and Social Sciences 2, no. 11 (2026): 443–454. https://doi.org/10.63585/QDSR8604.
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CC BY 4.0 — هذا البحث منشور في وصول مفتوح بموجب رخصة المشاع الإبداعي نَسب المُصنَّف 4.0 دولي (CC BY 4.0).





